Rencontre avec Gaëlle Bourges pour "A mon seul désir"

A mon seul désir convoque les six panneaux de la série de tapisseries de La Dame à la licorne, exposée à Paris au Musée de Cluny – vraisemblablement une allégorie des cinq sens augmentée d'un sixième, resté assez mystérieux. Sur scène, une tenture rouge garance plantée de fleurs, et quatre femmes : elles figurent à la fois les jeunes filles des tapisseries et les animaux – lion, renard, lapin, oiseau, singe... et évidemment la licorne, symbole de chasteté. Les licornes, réputées sauvages, ne se laissent approcher que par de jeunes vierges. Ces jeunes filles sont-elles donc vierges ? Que signifient alors les lapins si nombreux ? Doublée d'un récit qui plonge le spectateur dans les interprétations de la tapisserie, cette pièce chorégraphique détisse patiemment un des points centraux de l'histoire de l'art européen : la représentation de la virginité ou non des femmes. Créée en 2014, A mon seul désir poursuit l'histoire critique des représentations que Gaëlle Bourges développe pièce après pièce, notamment dans le triptyque Vider Vénus : Je baise les yeux (2009), La belle indifférence (2010), et 
Le verrou (figure de fantaisie attribuée à tort à Fragonard) (2013).

A mon seul désir convoque les six panneaux de la série de tapisseries de La Dame à la licorne, exposée à Paris au Musée de Cluny – vraisemblablement une allégorie des cinq sens augmentée d'un sixième... Lire la suite

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Détails de la vidéo

  • Langue : français
  • Durée : 53 minutes 58 secondes
  • Lieu : Avignon (La FabricA)
  • Copyright : theatre-contemporain.net / Festival d'Avignon
  • Ajoutée le 09/02/2015
  • Type : Entretien (document vidéo)

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