Du Texte à la Scène : Questions de représentation et de dramaturgie dans l’œuvre de Michel VINAVER par Yannick MANCEL Vinaver ou « Le malentendu » : Un Théâtre
à la croisée de plusieurs modèles historiques. Limites, balises et champs d’indices des influences esthétiques du théâtre brechtien, du Théâtre du Quotidien, du Théâtre-documentaire et
du Théâtre Antique dans l’œuvre de Michel Vinaver ; une œuvre ouverte et composite qu’on ne peut réduire à aucune annexion esthétique ancienne unique. Vinaver et les
animateurs-metteurs en scène liés à l’esthétique brechtienne dans les années 50 en France : Gabriel Monnet, Roger Planchon, Jean-Marie Serrault, Roland Barthes. Les Coréens de
Vinaver et Homme pour Homme de Brecht. Eléments épiques et éléments de distanciation. Notions d’ordinaire et de banalité dans l’oeuvre de Michel Vinaver. L’exemple de King. La question
de l’Entreprise. La notion de « jetable » comme métaphore poétique de l’éjection et comme thématique esthétique de l’œuvre. Souci formel de l’écriture. Dimensions
autofictionnelles de l’œuvre de Vinaver. Les Travaux et les Jours et Les Voisins : exemples d’indices autofictionnels et autobiographiques dans l’œuvre de Vinaver. Images
de « restauration » et de « recyclage » du monde de l’entreprise au monde artistique. L’horreur de la psychologie. Influence de Tchekhov. Polyphonie et
choralité. Le recours à l’esthétique de la fragmentation comme résistance et opposition à la tentation du portrait linéaire de tout personnage. Méfiance à l’égard de la boursouflure
scénographique. La revendication d’un théâtre pauvre et de la lecture à voix unique pour lutter contre le trop-plein des signes scéniques. Un naturalisme
en « trompe-l’œil ».