"Je meurs comme un pays", présentation par Anne Dimitriadis

Qui n'a pas vu des gens mourir sur les routes martelées par une main invisible ne peut comprendre ce que représente, ce qu'est la mort d'un pays, pas plus que celui qui n'a pas senti son propre corps inexistant, inemployé, injustifié, insignifiant, indésirable, inassouvi, sa fameuse force motrice interrompue, rompue, coupée du feu intestin de l'émotion. S'il y a un héros dans ce livre apparemment sans personnage, c'est sans doute le langage, les mots, dont on exalte ici le pouvoir, capables qu'ils sont de "brûler la langue à jamais". Et plus précisément la langue grecque, dont on voit défiler, comme dans un fleuve en crue, des débris arrachés à toute son histoire, à tous ses registres - sans que l'on sache s'il s'agit là, comme l'annonce le texte, d'un ultime feu d'artifice avant sa disparition, ou au contraire, d'une démonstration de richesse et de vie.

Qui n'a pas vu des gens mourir sur les routes martelées par une main invisible ne peut comprendre ce que représente, ce qu'est la mort d'un pays, pas plus que celui qui n'a pas senti son propre corps ... Lire la suite

À propos de...

Détails de la vidéo

  • Langue : français
  • Durée : 6 minutes 48 secondes
  • Lieu : MC 93 Bobigny
  • Participants/comédiens : Anne Dimitriadis
  • Copyright : MC 93 Bobigny
  • Ajoutée le 15/02/2009
  • Type : Entretien (document vidéo)

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